Des manifestants contre le plan d'austérité en Grèce lancent des bombes incendaires, place Syntagma à Athènes, le 15 juin 2011. THANASSIS STAVRAKIS/AP/SIPA
Le ton monte en Grèce
Grèce: grève générale contre l'austérité, affrontements à Athènes
Selon des journalistes de l'agence Reuters, ces heurts ont opposé des dizaines de policiers à des manifestants. Des flammes ont été aperçues devant une entrée du ministère.
remboursement? "Vas te faire voir chez les Grecs"
Campant sur la place Syntagma depuis trois semaines, les indignés grecs ont prévu de former une chaîne humaine et d'encercler le parlement, où doit commencer mercredi l'examen du projet de loi budgétaire comprenant un nouveau volet d'austérité d'ici à 2015, dicté par les créanciers du pays, Union européenne et Fonds monétaire international.
En milieu d'après-midi, la place Syntagma (de la Constitution, NDLR), où campent depuis trois semaines des Indignés grecs, a été envahie de fumigènes et de gaz lacrymogènes fortement irritants, contraignant de nombreux manifestants à libérer les lieux, d'après les journalistes de l'AFP présents.
Mais, les Indignés, un groupe de résistance populaire qui se veut pacifique, hors parti et hors syndicats, et qui communiquent via des communiqués de presse envoyés aux rédactions, ont appelé les manifestants à rester sur les lieux.
Ils ont dénoncé le bombardement de la place par des gaz lacrymogènes, et une tentative de la police d'évacuer la place par la force.
En milieu d'après-midi, la place Syntagma (de la Constitution, NDLR), où campent depuis trois semaines des Indignés grecs, a été envahie de fumigènes et de gaz lacrymogènes fortement irritants, contraignant de nombreux manifestants à libérer les lieux, d'après les journalistes de l'AFP présents.
Mais, les Indignés, un groupe de résistance populaire qui se veut pacifique, hors parti et hors syndicats, et qui communiquent via des communiqués de presse envoyés aux rédactions, ont appelé les manifestants à rester sur les lieux.
Ils ont dénoncé le bombardement de la place par des gaz lacrymogènes, et une tentative de la police d'évacuer la place par la force.
La police anti-émeutes tente d'évacuer les manifestants de la place Syntagma à Athènes.
Journée mouvementée en Grèce. Pour la troisième fois depuis le début de l’année, les principaux syndicats grecs ont appelé à la grève générale mercredi. Les perturbations avaient déjà commencé dans la matinée dans la capitale. Les administrations et les transports maritimes et urbains étaient sérieusement ralentis.
Le Premier ministre George Papandreou va devoir faire adopter un nouveau plan prévoyant sur cinq ans des hausses d'impôts, une réduction des dépenses publiques et des cessions d'actifs d'Etat afin de continuer à bénéficier de l'aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI)
Société Générale, Paribas et le Crédit
Agricole!
Alors que les banques pourraient participer au sauvetage d'Athènes, l'agence de notation Moody's a placé les notes de Société Générale, Crédit agricole et BNP Paribas sous surveillance pour une possible dégradation, du fait de leur exposition à la crise grecque.
La Grèce entre deux feux:
Le pays est plongé dans la récession pour la troisième année consécutive. L’agence de notation Moody's a abaissé, début juin, sa note de trois crans et indiqué qu'elle envisageait de l'abaisser de nouveau. Selon elle, il y a une «augmentation du risque que la Grèce ne puisse stabiliser son endettement sans une restructuration de sa dette»
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Pour Moody's la Société Générale est doublement exposée à la crise grecque
Alors que la Grèce s'enfonce dans la crise et que les discussions sur le plan d'aide financière patinent, Moody's s'inquiète de l'impact d'un éventuel défaut de paiement ou d'une restructuration de la dette du pays sur le Crédit Agricole, BNP Paribas et la Société Générale qu'elle juge très exposées à l'économie hellénique. L'agence de notation a placé leurs notes sous surveillance avec implication négative le temps d'étudier la situation. En jeu ? Les pertes potentielles pour les banques françaises si un effort de leur part est requis.
Et pour la Société Générale le niveau de risque est double. En plus d'être exposé aux créances privées via sa filiale Geniki, l'établissement ajoute un risque souverain via un portefeuille de 2,5 milliards d'euros d'obligations d'Etat. Contrairement à BNP Paribas et au Crédit Agricole, la banque risque une dégradation de deux crans de sa notation.
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